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venerdì 1 aprile 2016
mercoledì 7 novembre 2012
mercoledì 24 ottobre 2012
Sam Gindin and Leo Panitch - The Making of Global Capitalism: The Political Economy of American Empire - Verso 2012
Sam Gindin - Leo Panitch
The Making of Global Capitalism: The Political Economy of American Empire
Verso 2012
A groundbreaking account of America's role in global capitalism.
The all-encompassing embrace of world capitalism at the beginning of the
twenty-first century was generally attributed to the superiority of competitive
markets. Globalization had appeared to be the natural outcome of this
unstoppable process. But today, with global markets roiling and increasingly
reliant on state intervention to stay afloat, it has become clear that markets
and states aren’t straightforwardly opposing forces.
In this groundbreaking work, Leo Panitch and Sam Gindin demonstrate the intimate relationship between modern capitalism and the American state, including its role as an “informal empire” promoting free trade and capital movements. Through a powerful historical survey, they show how the US has superintended the restructuring of other states in favor of competitive markets and coordinated the management of increasingly frequent financial crises.
The Making of Global Capitalism, through its highly original analysis of the first great economic crisis of the twenty-first century, identifies the centrality of the social conflicts that occur within states rather than between them. These emerging fault lines hold out the possibility of new political movements transforming nation states and transcending global markets.
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In this groundbreaking work, Leo Panitch and Sam Gindin demonstrate the intimate relationship between modern capitalism and the American state, including its role as an “informal empire” promoting free trade and capital movements. Through a powerful historical survey, they show how the US has superintended the restructuring of other states in favor of competitive markets and coordinated the management of increasingly frequent financial crises.
The Making of Global Capitalism, through its highly original analysis of the first great economic crisis of the twenty-first century, identifies the centrality of the social conflicts that occur within states rather than between them. These emerging fault lines hold out the possibility of new political movements transforming nation states and transcending global markets.
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lunedì 16 gennaio 2012
La crise, moteur du capitalisme - André Orléan @ Le Monde, mardi 30 mars 2010
La crise, moteur du capitalisme
André Orléan
Le Monde du mardi 30 mars 2010
L’histoire du capitalisme se confond avec l’histoire de ses crises. Sur la période 1970 à
2007, on ne compte pas moins de 124 crises bancaires, 208 crises de change et 63 crises de la
dette souveraine1 ! Même si la plupart d’entre elles restent limitées à des pays périphériques,
cela n’en demeure pas moins un constat très impressionnant. Devant de tels chiffres, l’idée
d’une autorégulation par les marchés apparaît comme grandement insuffisante. Pour
comprendre comment le capitalisme gère ses excès, il semble que l’hypothèse alternative
d’une régulation par les crises ne manque pas d’arguments. Pour s’en convaincre, il n’est que
de considérer ce qu’on nomme les « grandes crises » ou crises structurelles. Parce qu’elles
sont des périodes de profonde mutation, leur rôle dans l’évolution historique du capitalisme
est crucial. La plus célèbre d’entre elles est la grande dépression (1929-1939). Il s’agit de
crises profondes, non seulement quantitativement par leur intensité, mais également
qualitativement par l’ampleur des transformations institutionnelles qu’elles initient. Ces crises
ont pour origine l’épuisement d’un modèle de croissance qui ne réussit plus à contenir ses
déséquilibres. Pour repartir, le système économique a besoin de nouvelles règles du jeu, de
nouvelles institutions, de nouveaux compromis. Tel est l’enjeu des grandes crises : réinventer
un nouveau modèle de croissance. Ainsi, au cours de la période 1929-1945, le capitalisme a-t-
il dû se transformer profondément en proposant un projet original fondé, non plus sur la
concurrence à tout va, mais sur une adéquation permanente, centrée sur la grande entreprise
industrielle, entre augmentations du salaire réel, gains de productivité et croissance. Pour
désigner ce modèle qui émerge au sortir de la seconde guerre mondiale, on parle de
« régulation fordienne » par référence à Henry Ford qui avait compris que, pour vendre ses
automobiles et faire des profits, ses ouvriers devaient être bien payés. Après avoir conduit à
une exceptionnelle prospérité, connue sous le nom des « trente glorieuses » (1945-1973), le
régime fordien entre, à son tour, en crise. Ce fût la stagflation des années 70 (1973-1982) qui
mêle d’une manière totalement inédite inflation et croissance faible. Si cette grande crise
diffère fortement de la crise de 1929, sa signification reste identique : la fin d’une époque et
l’avènement d’une nouvelle forme de capitalisme. En conséquence, suite à la stagflation, au
début des années 80, émerge le capitalisme financiarisé, encore appelé « capitalisme
patrimonial » ou « capitalisme néolibéral ».
La rupture avec le régime antérieur est prodigieuse, tout particulièrement par
l’ampleur que connaît la dérégulation financière. On assiste au démantèlement progressif du
cadre réglementaire qui, fait notable, avait conduit à l’élimination de toute crise bancaire
durant la période fordienne, entre 1945 et 1970. Politiquement, c’est l’arrivée au pouvoir des
gouvernements libéraux de Thatcher au Royaume-Uni (mai 1979) et Reagan aux États-Unis
(janvier 1981) qui marque le début de cette nouvelle phase. Mais, du point de vue de la
régulation économique, l’origine de ce nouveau capitalisme est à trouver dans la
transformation révolutionnaire que connaît la politique monétaire. Désormais l’inflation
devient la cible prioritaire. Pour la combattre, Volcker mis à la tête de la Réserve fédérale en
1979 procède à une augmentation étonnante du taux d’intérêt à court terme jusqu’à atteindre
20% en juin 1981. Cette politique engendre une mutation complète et définitive du rapport de
forces entre débiteurs et créanciers au profit de ces derniers. Désormais, les possesseurs
d’actifs financiers ne risquent plus de voir leur rentabilité rongée par l’inflation. Ils ont les
mains libres. C’est le début d’une période de vingt cinq ans qui a pour caractéristique centrale
de placer la finance de marché au centre de la régulation, bien au-delà de la seule question
technique du financement. Pour le dire simplement, ce sont les marchés financiers qui
désormais contrôlent les droits de propriété, ce qu’on n’avait jamais connu auparavant. Dans
les capitalismes antérieurs, la propriété du capital s’exerçait principalement sous la forme du
contrôle majoritaire au sein de structures spécifiques hors marché, à l’exemple de la hausbank
allemande ou du contrôle familial. Dans le capitalisme patrimonial, il en va tout autrement.
C’est le marché lui-même qui possède et contrôle le capital. Le représentant emblématique du
capitalisme patrimonial est l’investisseur institutionnel. Il est porteur d’une nouvelle
gouvernance des entreprises centrée sur la « valeur actionnariale ».
La crise actuelle qui débute en août 2007 doit, selon nous, être comprise comme
marquant l’arrivée aux limites du capitalisme patrimonial et son entrée en grande crise.
Comme les capitalismes précédents, il succombe lorsque le principe même de son dynamisme
se retourne contre lui pour devenir source de déséquilibres. En l’occurrence, c’est la question
financière qui s’avère déterminante. Le capitalisme néolibéral ne réussit plus à contrôler
l’extension de son secteur financier dont le poids devient handicapant à partir d’un certain
seuil. Pour le voir, considérons l’endettement total des États-Unis. Entre 1952 et 1981, durant
la période fordiste, sa croissance reste modérée : de 126% à 168% du PNB. Pendant la phase
néolibérale, ce même ratio explose pour atteindre 349% en 2008 ! De même pour le total des
actifs financiers des USA. Il reste stable de 1952 à 1981, entre 4 et 5 fois le PNB, pour se
mettre ensuite à croître fortement jusqu’à plus de 10 fois le PNB en 2007. Au niveau mondial,
l’observation est identique : le total des actifs financiers qui vaut 110% du PNB mondial en
1980 atteint 346% en 2006. Si, dans un premier temps, l’expansion financière a participé à la
formation de la croissance néolibérale, il apparaît qu’aujourd’hui, elle est devenue
disproportionnée. Pensons que ce secteur s’approprie 40% des profits totaux états-uniens en
2007, contre 10% en 1980, alors qu’il ne représente que 5% de l’emploi salarié. La démesure
est extrême. Elle pèse sur l’ensemble de l’économie par de nombreux canaux. D’abord au
travers des exigences de rentabilité. La mondialisation financière des droits de propriété a
donné aux actionnaires relayés par les investisseurs institutionnels une puissance inédite. Elle
a permis l’émergence d’une norme de rendement aux alentours de 15% pour les sociétés
cotées. Cette exigence de rentabilité est intenable à long terme. Trop peu d’activités
industrielles offrent des rendements aussi élevés. En conséquence, faute d’emplois rentables,
sous la pression de la valeur actionnariale, les entreprises ont été amenées à rendre le capital
aux actionnaires sous forme de dividendes ou de rachats d’action. On sait qu’aux États-Unis,
l’émission nette d’actions est négative depuis une quinzaine d’années. Autrement dit, le
marché boursier finance les actionnaires et non l’inverse. Parce qu’elle pèse sur la croissance
des pays développés et nourrit les stratégies de délocalisation, cette rentabilité exigée conduit
à une baisse importante de l’emploi manufacturier en Europe et aux États-Unis. La deuxième
conséquence s’en déduit immédiatement : une forte pression sur les salaires. Elle découle
d’un rapport de forces très inégal entre une représentation unifiée des actionnaires et une
extrême fragmentation des organisations syndicales. En conséquence, alors que, dans le
régime fordiste, une part importante des gains de productivité revenait aux salaires, ce qui
nourrissait le dynamisme de la demande, ceci n’est plus vrai dans le capitalisme patrimonial.
Le salaire réel stagne, ce qui constitue un frein permanent à la croissance économique. D’où
le recours à l’endettement des ménages avec les effets que l’on connaît. Troisième
conséquence : une montée massive des inégalités. En effet, une caractéristique essentielle de
la nouvelle gouvernance d’entreprises est d’avoir fait basculer le haut management du côté
des propriétaires. C’est toute la question des nouvelles règles de rémunération visant à aligner
les intérêts des dirigeants sur ceux des actionnaires. Il s’en est suivi un éclatement des
inégalités dans les pays développés. L’écart entre le salaire moyen des ouvriers et le salaire
des dirigeants est passé de 40 à 500 aux USA. Encore plus impressionnant, si l’on considère
aux USA, les 90% des salariés les moins riches et qu’on compare leur revenu moyen au
revenu moyen des 1% les plus riches, alors que sur la période 1933-1973, un certain
rattrapage est observé, sur la période 1973-2006, on constate qu’en termes réels, le revenu
moyen des premiers décroît légèrement quand il est multiplié par 3.2 pour les seconds. De
telles inégalités ont des effets politiques autant qu’économiques. À terme, c’est l’unité du
corps social qui se trouve mise en péril.
Il est frappant de constater à quel point les marchés se sont montrés incapables
d’infléchir ou même simplement de modérer ces déséquilibres. C’est une leçon qu’il faut
garder à l’esprit. Ainsi, selon la théorie de l’efficience financière, la concurrence aurait-elle du
accroître le bien être des emprunteurs hypothécaires en leur fournissant des produits de bonne
qualité, capables de gérer efficacement les risques que comporte l’accession à la propriété, à
des coûts faibles. C’est au nom d’un tel résultat qu’a été justifiée la libéralisation des marchés.
Et non pour accroître les bonus bancaires. Il n’en a rien été. De même, attirés par de fortes
rémunérations, un grand nombre de nos ingénieurs les mieux formés migre vers le secteur
financier. Est-ce là une situation satisfaisante lorsqu’on songe à tous les défis techniques que
nous aurons à affronter ? L’entrée en crise correspond au moment où ces déséquilibres
prennent une ampleur telle que la cohérence d’ensemble se trouve remise en cause. La
question d’une nouvelle régulation est alors ouvertement posée. Cependant, la crise n’offre
pas de solution toute prête. Loin de là, dans un premier temps, elle ne fait qu’aggraver les
problèmes car elle accentue les tendances propres au capitalisme patrimonial. Prenons la
question financière. Durant les quinze dernières années, le secteur bancaire a évolué vers un
haut degré de concentration autour d’un tout petit nombre de très grandes banques. Cette
évolution est problématique parce qu’elle produit des géants qui, en raison de leur taille, sont
porteurs d’un risque systémique. En conséquence, les autorités publiques se trouvent de facto
contraintes de leur venir en aide en cas de difficultés. Tous les économistes sont d’accord
pour juger qu’une telle situation n’est pas acceptable. Elle conduit ces acteurs à prendre des
risques excessifs puisque les profits leur reviennent alors que les pertes sont socialisées. Or, la
crise et les mesures d’urgence prises par les autorités publiques ont encore accentué la
concentration du secteur bancaire. Bear Stearns, Lehman Brothers, Merrill Lynch, Wachovia
et Washington Mutual ayant disparu, les banques restantes sont devenues encore plus
importantes. Autrement dit, les banques déjà trop grandes pour faire faillite sont devenues
encore plus grandes ! Dans ces conditions, démanteler ces conglomérats énormes, par
exemple en séparant banque d’investissement et banque de dépôts, devrait être un objectif
prioritaire. Une banque trop grande pour faire faillite devrait également être trop grande pour
exister. Mais une telle politique suppose une mutation en profondeur des esprits. Pour
l’instant, elle semble bien éloignée. Globalement, le G20 continue à penser dans le cadre du
capitalisme néolibéral. Cependant si notre diagnostic est exact, la persistance de la crise
nécessitera un changement de paradigme.
Les difficultés à venir sont de deux ordres : non seulement le maintien d’un chômage
de masse dans les pays développés, ce qui n’est déjà pas rien, mais également l’apparition de
problèmes monétaires. Notons que jusqu’à maintenant, la crise a été principalement de nature
financière et bancaire. Les autorités publiques ont réussi à la contrôler grâce au maniement
vigoureux de l’arme monétaire. Pour le dire simplement, elles ont noyé les difficultés sous les
liquidités avec l’aide active des banques centrales. Cependant, aujourd’hui, la masse des
liquidités ainsi produites associée à la croissance vertigineuse des dettes publiques fait entrer
la crise dans un nouveau stade où la question de la valeur des monnaies arrive sur le devant de
la scène. En la matière, les lieux d’une possible rupture ne manquent pas : quid de
l’hégémonie du dollar, de l’unité de la zone Euro, de la parité du yuan ou de la faiblesse de la
livre sterling ? C’est la cohésion internationale du néolibéralisme qui se trouve alors mise en
question. Les forces d’ébranlement apparues au grand jour en août 2007 n’ont pas encore fini
de faire sentir leurs effets dévastateurs.
1
Luc Laeven et Fabian Valencia, « Systemic Banking Crises : A New Database », Document de travail du Fonds
Monétaire International, WP/08/224, Washington, novembre 2008.
domenica 25 dicembre 2011
Governamentalità ordoliberale - Christian Marazzi @ Uninomade 2.0 (Il vuoto di sovranità in Europa)
Il vuoto di sovranità in Europa
Christian Marazzi
UniNomade 2.0
Le reazioni e i commenti al vertice di Bruxelles sono stati tutti prevalentemente negativi. “A disastrous failure at the summit”, ha scritto Martin Wolf sul Financial Times (14 dicembre). Allo stesso modo hanno commentato The Economist, Bloomberg BusinessWeek, e tutti i maggiori quotidiani finanziari.
Di fatto, il vertice europeo non ha preso alcuna decisione che possa salvare il Sistema monetario europeo, il patto fiscale (fiscal compact) imposto dalla Germania e accettato dagli altri leader europei, ad eccezione di David Cameron, prefigura quelle che dovrebbero essere le regole di Eurolandia, ma ha scarse possibilità di essere ratificato dai Parlamenti nazionali, perché riduce drasticamente la sovranità nazionale di ogni Paese.
Di fatto, il vertice europeo non ha preso alcuna decisione che possa salvare il Sistema monetario europeo, il patto fiscale (fiscal compact) imposto dalla Germania e accettato dagli altri leader europei, ad eccezione di David Cameron, prefigura quelle che dovrebbero essere le regole di Eurolandia, ma ha scarse possibilità di essere ratificato dai Parlamenti nazionali, perché riduce drasticamente la sovranità nazionale di ogni Paese.
“Le vere misure di emergenza sono state demandate alla Banca centrale europea. Quest’ultima alla vigilia del vertice ha deciso di abbassare i tassi europei all’1% e soprattutto ha deciso di concedere alle banche prestiti illimitati della durata di tre anni, accettando in pegno (come collaterale) anche titoli di scarsa qualità. In questo modo l’Europa spera di invogliare le banche con la prospettiva di consistenti guadagni ad indebitarsi all’1% presso gli sportelli di Francoforte e di usare questi capitali per acquistare titoli statali, che come quelli italiani offrono rendimenti che si aggirano attorno al 6%” (Alfonso Tuor, Ticinonews, 14, 12).
Le cose, però, non sono così semplici.
“Nel corso del 2009, quando la Bce iniziò a offrire liquidità su un orizzonte di 12 mesi, molte banche effettivamente ne approfittarono per riempire i bilanci di titoli di Stato. Ma allora il debito pubblico di quasi tutti i Paesi dell’euro sembrava ancora privo di rischi. Oggi non è più così, e le banche sicuramente rimpiangono amaramente quelle decisioni. Le banche del Nord Europa, pur essendo piene di liquidità, stanno cercando di sbarazzarsi del debito dei Paesi periferici dell’euro, e si guarderanno bene dal ricomprarlo. Perché mai le banche del Sud dovrebbero scegliere spontaneamente di comportarsi diversamente? Tra sei mesi l’Autorità bancaria europea condurrà un altro stress test sui bilanci delle banche, e come già successo, il debito pubblico sarà valutato a prezzi di mercato. A quel punto, se la crisi non sarà rientrata, le banche che hanno acquistato debito a rischio potrebbero doversi ricapitalizzare di nuovo. Chi mai vorrà esporsi a questa incognita se non vi è costretto” (Guido Tabellini, “Le banche salva-debito? Un grave errore”, Il Sole 24 Ore, 18 dicembre).
Indurre le banche italiane, ad esempio, a comportarsi in modo “patriottico”, cioè ad acquistare titoli delo Stato italiano in assenza di acquirenti esterni, è un’assurdità, specie se le banche sono già chiamate a finanziare l’economia privata.
“Tanto per cominciare, le dimensioni del debito in scadenza sono troppo grandi: solo nel 2012 le Stato italiano dovrà collocare oltre 400 miliardi di debito, circa il 50% in più di tutto il debito già detenuto dalle banche italiane. Ma soprattutto, spingere le banche italiane a comportarsi da acquirente di ultima istanza, al posto di una banca centrale che abdica a questo ruolo, rischia di essere controproducente. Oggi circa il 40% del debito pubblico italiano è detenuto all’estero, in prevalenza dalle banche tedesche e francesi. E’ bene che resti così, perché questa ‘spada di Damocle’ che pende su Germania e Francia è l’unica nostra arma contrattuale” (G. Tabellini, cit.).
In altre parole, per tenere assieme Eurolandia bisogna giocare un paese contro l’altro. Non male come prospettiva!
Mario Draghi ha comunque lasciato chiaramente intendere che la Bce potrebbe mettersi a stampare grandi quantità di euro per poi riacquistare titoli statali , se le linee di credito concesse alle banche non si rivelassero sufficienti. Il Quantitative Easing europeo sarebbe giustificato dall’obiettivo della Bce di mantenere la stabilità dei prezzi: “L’obiettivo della stabilità dei prezzi deve essere inteso nelle due direzioni”, Draghi dixit, il che vuol dire che la Bce è chiamata a combattere l’inflazione, ma anche la deflazione, ossia il calo dei prezzi. Dato che siamo già entrati in recessione, la Bce dovrebbe essere disposta a monetizzare il debito stampando grandi quantità di euro.
Questa strategia, simile a quanto sta facendo la Gran Bretagna (austerità da una parte, quantitative easing dall’altra) deve però fare i conti con l’opposizione tedesca. Angela Merkel ha imposto agli altri leader europei di sottoscrivere un Patto fiscale, facendo chiaramente intendere che altrimenti la Germania sarebbe uscita dall’euro. Il che comporta una sostanziale riduzione della sovranità nazionale di ogni Paese membro. E questo non lo vuole nessuno, nemmeno l’Olanda, la Danimarco o la Svezia.
“Il governo tedesco è perfettamente consapevole che il processo di ratifica di questo accordo è estremamente difficile. Sa anche che molti Paesi non riuscirebbero mai a rispettarlo. Basti pensare che l’obiettivo di ridurre ogni anno di un ventesimo il debito pubblico italiano che eccede il 60% del PIL vorrebbe dire che l’Italia, ad esempio, dovrebbe ogni anno attuare manovre di risparmio di ben 45 miliardi di euro. Insomma, queste misure di austerità non sono sostenibili dai Paesi deboli dell’Europa, che già non riescono a centrare gli obiettivi di risanamento dei loro conti pubblici” (A. Tuor, cit.).
“The parallels to the Great Depression are obvious: the euro acts as a modern day gold standard; fiscal policies are procyclical; adjustment is delayed through an Irving Fisher-style debt deflation dynamics. Will the euro survive a depression? This hard to say. If it does, under unchanged policies, we will be meauring the costs of adjustment not in euros but through a death toll” (Wolfang Münchau, “The British will fare better in this Anglo-French spat”, Financial Times, 19 dicembre).
Ma allora, cosa vuole Berlino? Sembrerebbe che il Governo tedesco voglia la spaccatura della zona euro, senza però assumersene la responsabilità. Per questo continua ad alzare l’asticella delle condizioni che gli altri paesi dovrebbero rispettare per giungere al punto di essere invitata ad uscire dall’euro.
Comunque, non è facile capire cosa e come pensi Angela Merkel. “What is she thinking?” si chiede Peter Coy in un articolo apparso su Bloomberg BusinessWeek (5-11 dicembre). E la risposta è la seguente: il Governo tedesco e Angela Merkel sono degli ordoliberali: “Modern German politics continues to be lnfluenced by a philosophy that originated at the university of Freiburg in the 1930s: ordoliberalism, a conceptual blend of free markets and strong government. It says rigourous regulation is necessary, but only to help the free market achieve its full potential”.
Sull’ordoliberalismo Michel Foucault ha scritto pagine importantissime nel suo La nascita della biopolitica (Feltrinelli, Milano, 2005). Secondo Eucken, il caposcuola dell’ordoliberalismo, “Lo stato è responsabile del risultato dell’attività economica”, ossia lo stato deve dominare il divenire economico. Diversamente dalle politiche liberali keynesiane, il problema dell’ordoliberalismo “è di sapere in che modo sia possibile regolare l’esercizio globale del potere politico in base al principio di un’economia di mercato” (cit. p. 115). Si deve, insomma, governare per il mercato, piuttosto che governare a causa del mercato. “Il problema è sapere come intervenire. Si tratta del problema della maniera di fare, o, se volete, dello stile di governo” (cit., p. 117). Insomma, è il problema della governamentalità e della governance che ha caratterizzato il capitalismo finanziario degli ultimi trent’anni. Per una ricostruzione articolata, critica e molto utile delle contraddizioni che hanno il divenire della contraddizione tra finanziarizzazione e governance, si veda il bel libro di Marco Bertorello e Danilo Corradi, Capitalismo tossico. Crisi della compoetizione e modelli alternativi (Alegre, Roma, 2011).
Non credo che l’esito di questa fase storica sia una sorta di “Deutschemark nationalism”, credo piuttosto che qui, sul piano europeo, ci sia un vuoto di sovranità che impedisca all’ordoliberalismo di funzionare secondo i suoi principi costitutivi. Per ritornare all’articolo di Peter Coy: “The paradox at the heart of the crisis in Europe is that Merkel’s fetish for stability has become deeply destabilizing”. Nel discorso di Angela Merkel, tenuto in febbraio a Freiburg alla conferenza della “Stiftung Ordungspolitik”, l’organizzazione dell’ordoliberalismo tedesco, alla domanda: quanto può adattarsi la Germania alle politiche degli altri paesi, e quanto invece deve attenersi al suo credo ordoliberale, la sua risposta è stata: “That’s an eternal question that plagues me when I wake up in the morning and when I go to bed at night”.
venerdì 23 dicembre 2011
Europe fédérale vs apocalypse du capital - Yann Moulier Boutang et Anne Querrien @ Multitudes No. 47, Hiver 2011.
Trois éléments sont cruciaux pour évaluer l’onde de choc de la crise actuelle qui secoue l’Euro et les dettes des États européens (dites dettes souveraines).
La crise des dettes souveraines n’est pas La crise finale
La crise de la dette souveraine et le début de crise des parités entre les monnaies internationales (passées et futures) est la suite logique de la crise des subprimes qui a failli emporter le système financier en septembre 2008. La dette des ménages américains a failli entraîner le système financier mais celui-ci s’est souvenu de la leçon de 1929 (ne jamais laisser s’installer la crise financière). La quasi banqueroute des petits États de l’Union Européenne (Irlande, Grèce, Hongrie, Portugal), a fortiori celle des gros États (le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne), et évidemment celle des États-Unis comme celle de l’Euro n’ont pas eu lieu et n’auront pas lieu. Il y a eu une Northern Rock (panique financière et retraits des dépôts), une Lehmann Brother (faillite), pas plus. Les cinq banques centrales du monde les plus déterminantes (l’Américaine, l’Européenne, la Japonaise, la Chinoise et la banque d’Angleterre), ont eu recours à des garanties colossales de dépôts, à des émissions massives de bons du trésor et des rachats de ceux-ci par paquets de 600 milliards de dollars. La Banque Centrale Européenne au centre de la tourmente, s’est mise à racheter massivement des obligations circulant sur le marché (le second marché) bien qu’en théorie cela lui soit défendu. Des formalistes ont hurlé au coup d’État. Ils préféreraient sans doute un éclatement de l’Euro et de l’intégration européenne. C’est pourtant la seule bonne nouvelle (avec l’apparition des partis verts) sur le plan institutionnel depuis 60 ans. Même au niveau européen, malgré l’indécision foncière des États membres, la lenteur de la chancelière Merkel à réagir, la BCE pratique exactement la même politique que Ben Bernanke aux États-Unis : taux directeur de l’intérêt le plus bas possible, soutien d’actifs totalement pourris notés B moins, soutien de la livre sterling moribonde. La FED doit se débrouiller avec une bande de fous furieux républicains qui sont prêts à faire n’importe quoi pour essayer de placer le Président américain en situation délicate l’année de sa possible réélection. La BCE doit se débrouiller avec des chefs d’État d’autant plus jaloux de leurs prérogatives qu’elles se réduisent comme peau de chagrin, et que la crise est en train d’avoir la peau de l’indépendance et de la souveraineté « nationale » en matière de politique budgétaire. Il est fondamental que le champion allemand de la rigueur monétariste, ait été écarté de la succession de Jean Claude Trichet au profit d’un Italien. L’euro est très loin d’aller à vau l’eau. Et la crise d’euro scepticisme constitue le chant du vilain cygne des nations.
La crise actuelle exprime une dévalorisation rapide des pays dit développés, par rapport aux pays émergents et au reste du monde
Certains économistes parlent d’une phase B d’un Kondratief (du nom de cet économiste menchevik russe exilé aux États-Unis qui fit apparaître des cycles longs de 30 à 50 ans où des périodes de croissance rapide, d’inflation, sont suivies de dépression durable, de baisse des prix, de chômage et souvent de guerres). L’ennui de ce rapprochement de la dépression qui commence avec 1975, c’est que cette phase B ne vaut que pour une partie du monde et que de surcroît les prix ne sont pas du tout orientés à la baisse. Pourvu qu’on sorte de la vieille Europe et du Japon (et bientôt des États-Unis) qu’on regarde chez les petits dragons asiatiques, dans les BRIC et désormais en Afrique, la crise est plus que relative. Au contraire, la crise exprime plutôt le rééquilibrage du monde au profit du Sud et de l’Asie. L’économie capitaliste a récupéré plus d’un milliard de consommateurs (les 400 millions de personnes sorties de la pauvreté, et le développement de classes moyennes parvenant à tirer la consommation intérieure des BRIC) et plus de 500 millions de salariés (dont une partie considérable d’ouvriers d’industrie qui compense la prétendue « désindustrialisation ».
Il serait stupide de nier que les espaces d’expansion fulgurante se rétrécissent et se ralentissent, mais il s’agit pour la Chine d’atterrir de 10 à 12 % de croissance à 7-8 %. Une croissance annuelle de 1 ou 2 % par an, attend en revanche les pays de l’ex centre. Mais ce ralentissement tient également aux limites écologiques plus rapidement touchées dans les espaces de vieille industrialisation et d’agriculture intensive. Et last but not least : la croissance intensive ou qualitative marquée par une importance croissante du capitalisme cognitif tend à relayer la croissance d’absorption d’une population en expansion rapide. L’Europe à l’Ouest comme à l’Est (sauf la France et l’Irlande) et le Japon s’approchent de ce que les démographes appellent une population stable, dont la croissance est pratiquement nulle. On ne se contente pas de compter dans l’indicateur du développement humain l’alphabétisation, l’inégalité de répartition du revenu, le niveau de revenu, les progrès de l’espérance de vie, la consommation de KWh par habitant ; on s’intéresse aussi à la morbidité au lieu de la mortalité (c’est-à-dire l’âge moyen d’apparition des maladies graves), aux économies d’énergie, à l’empreinte humaine sur les écosystèmes, au pourcentage d’une classe d’âge qui va à l’Université et en sort avec un diplôme, au taux d’innovation.
C’est précisément ce décalage entre les possibilités de progrès qualitatifs et la misère de la macro-économie quantitative qui nous met dans le mur. Par exemple on s’obstine à penser que le problème de la précarité de l’emploi (qui est une crise de la relation salariée) se résoudra par de la croissance quantitative. Or nous avons vu depuis 1975, que chaque fois que la gauche est revenue au pouvoir ou y a accédé, elle est parvenue à faire de la croissance (sous Jospin, sous Clinton, sous Blair) mais cela ne s’est pas consolidé et surtout les problèmes de dégradation continue de l’emploi ont continué de plus bel. Tout se passe comme si les gauches avaient usé toute leur énergie à empêcher le pire, comme un démantèlement massif et brutal de la protection sociale, mais sans fournir de nouveau logiciel de sortie structurelle de la crise, une nouvelle formalisation des relations de travail. C’est évidemment ce fond de dépression politique qui confère à la crise le ton apocalyptique, l’aveuglement aux vecteurs de changement.
Aveuglement ultime que la « règle d’or » que l’Espagne vient carrément d’inscrire dans sa Constitution, en un rien de temps à la fin de l’été, comme un pied de nez au mouvement puissant des indignés ? La France annonce qu’elle veut faire de même. Les pays aidés par le fonds de secours devraient eux aussi passer à cette règle d’interdire aux États de présenter des budgets en déficit ? Là encore, peindre cette mesure surtout destinée aux salles de marchés et aux agences de notation, sous des traits catastrophistes, c’est oublier l’étrange effet qu’aura pareille mesure. Les États perdront la dernière marge qui leur restait. Ils ne pourront plus battre monnaie et financer leur déficit. Or ces fonctions ne peuvent pas disparaître. Elles vont se retrouver reportées directement sur le niveau européen. Il y a fort à parier que la prochaine crise grecque ou portugaise ou irlandaise ou anglaise ou italienne, ou pourquoi pas française, accélèrera la création d’Euro-obligations levées en Euro par un Trésor fédéral. L’histoire avance de travers ! Si les États membres se refusent de le faire de façon suicidaire, ou s’ils l’acceptent de façon tout aussi suicidaire, ce sera de toute façon l’heure pour le Parlement européen d’entrer en phase constituante et d’avaliser le travail commencé par la BCE.
Une vision nouvelle de la dépense sociale et son financement
La gauche a raison de souligner que les décisions inégalitaires prises en matière d’impôts sur le revenu et sur les entreprises n’ont pas arrangé la solvabilité de l’État. Mais le report sur les ménages d’une partie de la dépense sociale, organisé par les réformes libérales, oblige l’État à venir au secours des banques. Il demeure un problème de long terme dans la façon dont l’économie appréhende le concept de dette. Et ce point n’est pas étranger à la morosité programmatique qui atteint la gauche. La crise financière se nourrit de l’épuisement des normes néolibérales qui ont fait croître la dette privée pour couvrir les besoins sociaux au rythme du désengagement des États jusqu’à l’obligation de sauver les banques à bout de souffle. Toutefois, le retour à du keynésianisme national ne constitue pas la réponse adéquate. Une stratégie de type Keynes à Bruxelles se heurte au problème du financement des grands travaux européens (en particulier dans les infrastructures de transports compatibles avec un développement soutenable, mais aussi dans les infrastructures du travail immatériel).
C’est ici que l’on voit le saut programmatique qu’il reste à faire à la gauche. Si elle veut durablement refonder l’État de protection sociale (ce qui s’impose compte tenu de la progression honteuse de l’inégalité, de la précarité et du fossé entre les générations âgées favorisées ou rentières), elle ne pourra mobiliser et protéger le « cognitariat » qu’en investissant dans la capacité productive de celui-ci, en investissant dans une protection sociale qui soit la reconnaissance de la multiplicité, de la dispersion, des capacités de production. Au Brésil, un des pays les plus inégaux de la planète, le plan Bolsa Familia distribue entre 40 et 250 réais à une cinquantaine de millions de personnes (13 millions de familles), à condition de scolariser les enfants ; cela ouvre aux familles un autre avenir. Les femmes peuvent participer à des coopératives de services en y mettant le pécule dont elle dispose. En France la distribution d’un revenu inconditionnel, individuel et cumulable de 700 euros à 900 euros par mois, et de son équivalent en pouvoir d’achat dans les autres pays de l’Union Européenne moins riches, permettrait à beaucoup d’investir dans les instruments qui leur manquent pour se développer, et les sortirait de l’économie de misère qui les maintient en réserve du travail.
Pour mener une réforme de cette envergure, il faut des recettes que la réforme de l’impôt sur le revenu (qui devrait être davantage progressif et sans niches fiscales) ne saurait assurer. Pas plus qu’un seul programme « raisonnable » de réduction de l’endettement ne pourra jamais permettre de dégager les investissements écologiques très lourds nécessaires.
La gauche, si elle veut élaborer un programme qui se différencie fortement des bricolages de droite, doit donc étudier rapidement comment mettre en place une taxe sur toutes les transactions financières internes (virements, DAB, chèques, etc.) – pendant qu’on l’achemine au niveau mondial vers un financement du développement par une taxe sur les transactions internationales. On pourrait imaginer que ce serait là le premier impôt européen fédéral. Pour faire fonctionner ce budget très important, les banques devraient percevoir en temps réel et transmettre aux États membres et à l’Union les montants affectés à ce gigantesque fonds de solidarité sociale et de transformation productive (industries vertes, programme d’éducation et de recherche, productions culturelles). Cela impliquerait que la totalité de leurs opérations soient connues.
La finance de marché entend plus que jamais faire travailler l’argent tout seul (faire suer au maximum le burnous du travailleur-monde) et se sert sans vergogne de la faiblesse institutionnelle de l’Europe.
Revenu universel et taxe sur toutes les transactions financière, sont deux excellentes mesures d’un programme européen mobilisateur, en prise sur la finance et fédérateur des énergies multiples qui expérimentent sur le terrain.
venerdì 9 dicembre 2011
L'argent
François Dagognet: L'argent. Philosophie déroutante de la monnaie
(Les Belles Lettres 2011, pp. 139)
L'auteur n'entre pas dans les débats actuels de politique ou de science monétaire : il entend penser l'argent philosophiquement, s'inspirant des textes magistraux d'Aristote à Condillac, d'Adam Smith à Marx.
Il tient l'argent pour un objet qui n'en est pas un ; ce statut déjà l'originalise. De plus, celui qui en manque peut en emprunter (une richesse virtuelle, un avoir étrange qui est à moi sans y être vraiment). Cet ouvrage ne manquera pas de montrer que ce moyen de paiement n'a cessé de s'amenuiser (le papier remplacera le métal, on finira même par se contenter d'une simple signature). Il importe surtout que l'argent s'adosse à un référent, lequel doit même excéder ce qu'il garantit.
De nombreux problèmes seront abordés, notamment sur la gratuité (ou le don), sur l'impôt, sur l'usure, sur le commerce, sur le juste prix. Est fondée ici "une science de la richesse" inséparable du travail, à l'opposé de la spéculation.
Sommaire:
LES OBJETS ET DEJA L'UN D'EUX
L'ARGUMENT ARGUMENTATIF
L'ANCIEN RITUEL
L'EVOLUTION DU MEDIUM MONETAIRE
L'INEVITABLE RISQUE
LE JUSTE PRIX
François Dagognet, philosophe, a enseigné dans plusieurs lycées, puis à la Faculté des Lettres de Lyon, enfin à celle de Paris I-Sorbonne.
mercoledì 2 novembre 2011
IL COMUNISMO DEL CAPITALE
Christian Marazzi
Il comunismo del capitale
Finanziarizzazione, biopolitiche del lavoro e crisi globale
Il comunismo del capitale
Finanziarizzazione, biopolitiche del lavoro e crisi globale
edizioni Ombre corte
La crisi non è finita. Dopo la virulenta esplosione dell’ennesima bolla finanziaria, scatenata dai titoli suprime e seguita dagli interventi statali di salvataggio di banche, assicurazioni, istituti finanziari e interi settori industriali, si è passati alla cosiddetta crisi del “debito sovrano”, che segna la definitiva entrata dei mercati finanziari nella gestione del debito pubblico. Lo scenario che scorre davanti ai nostri occhi rimanda a una sorta di “comunismo del capitale”, in cui lo Stato, assecondando i bisogni dei “soviet finanziari”, impone la dittatura del mercato sulla società. Non ci troviamo però di fronte a una svolta improvvisa quanto agli esiti di un ciclo storico in cui le trasformazioni dei processi produttivi, iniziate con la crisi del modello fordista, hanno mutato alla radice le basi della creazione del valore e della ricchezza.
La finanziarizzazione e le sue crisi cicliche vanno dunque interpretate alla luce delle biopolitiche del lavoro, delle strategie produttive postfordiste in cui, accanto ai saperi e alle competenze cognitive incarnate nei corpi vivi, è la vita stessa che viene messa al lavoro: linguaggio, affetti, emozioni, capacità relazionali e comunicative, concorrono tutti alla creazione del valore.
I testi raccolti in questo volume analizzano in tempo reale le trasformazioni economiche degli ultimi dieci anni a partire dall’ipotesi che la finanziarizzazione non sia una deviazione parassitaria del capitalismo ma la forma adeguata e perversa del suo nuovo regime di accumulazione. Contro ogni lettura semplicistica o moralista della crisi, gli sconvolgimenti del presente sono letti alla luce dell’inaggirabile nesso, spesso rimosso, che lega l’accumulazione capitalistica alla finanziarizzazione, ossia alla crescente centralità dei mercati borsistici nel capitalismo contemporaneo che, a partire dal crack bancario del 2008, sembra entrato in una fase di lunga stagnazione, di instabilità geopolitica e monetaria, i cui esiti appaiono imprevedibili.
La finanziarizzazione e le sue crisi cicliche vanno dunque interpretate alla luce delle biopolitiche del lavoro, delle strategie produttive postfordiste in cui, accanto ai saperi e alle competenze cognitive incarnate nei corpi vivi, è la vita stessa che viene messa al lavoro: linguaggio, affetti, emozioni, capacità relazionali e comunicative, concorrono tutti alla creazione del valore.
I testi raccolti in questo volume analizzano in tempo reale le trasformazioni economiche degli ultimi dieci anni a partire dall’ipotesi che la finanziarizzazione non sia una deviazione parassitaria del capitalismo ma la forma adeguata e perversa del suo nuovo regime di accumulazione. Contro ogni lettura semplicistica o moralista della crisi, gli sconvolgimenti del presente sono letti alla luce dell’inaggirabile nesso, spesso rimosso, che lega l’accumulazione capitalistica alla finanziarizzazione, ossia alla crescente centralità dei mercati borsistici nel capitalismo contemporaneo che, a partire dal crack bancario del 2008, sembra entrato in una fase di lunga stagnazione, di instabilità geopolitica e monetaria, i cui esiti appaiono imprevedibili.
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