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venerdì 26 ottobre 2012

Foucault et la psychanalyse: Histoire de la folie à l'âge classique, 50 ans après @ Université Paris Diderot, 24 Novembre 2012

Université Paris-Diderot Paris7 - UFR d’Etudes Psychanalytiques, journée scientifique du CRPMS, organisé par Laurie Laufer et Amos Squverer :Foucault et la psychanalyse : Histoire de la folie à l'âge classique, 50 ans après ?

En 1961 Foucault publie L'histoire de la folie à l'âge classique. Ce livre fait événement en déconstruisant l'histoire du positivisme psychiatrique à partir de la mise à nu d'un partage et d'un oubli qui le fondent. Contesté pour ses approximations historiques et sa méthode, encensé par les psychiatres, tenant de l'antipsychiatrie, ce livre n'a cessé de faire débat en traversant toutes les disciplines des sciences humaines: histoire, littérature, philosophie, psychologie, médecine, psychiatrie et psychanalyse.
50 ans après sa parution, que reste-t-il de ces débats passionnés ? Que reste-t-il de la pensée de la folie et de son traitement contemporain ?
Foucault esquisse dans ce livre une structure fondée sur l'exclusion qui traverse l'histoire.Chaque période historique (renaissance, âge classique, et modernité positiviste) met en acte, à sa manière, une forme de l'oubli de la folie. Les signifiants se modifient mais pas son altérité que le discours positiviste radicalise. Est-ce que notre (post) modernité organise cette structure de partage ? Comment épingle-elle l'altérité de la folie ? Quels sont ses opérateurs et les modalités de la constitution du savoir sur la folie ? Autrement dit, comment ce livre donne-t-il à penser les conditions de possibilité des discours et des pratiques (de pouvoir) contemporaines qui transforment l'expérience de la folie en une maladie mentale ?
L'histoire de la folie est-il aujourd'hui, 50 ans après sa parution, un livre politique ?
Nous posons également ce livre comme une matrice qui questionne le dialogue ou le débat entre psychanalyse et la théorie foucaldienne. L'ambiguïté dans ce livre, repérée par Derrida, envers la psychanalyse et sa localisation, pointe un symptôme qu'il s'agit d'interroger. Quelles sont les pierres d'achoppement entre Foucault et la psychanalyse, les points de divergences irréductibles et quels sont leurs effets théoriques et éthiques ?
La référence de Foucault à la psychanalyse est récurrente et traverse, tantôt explicitement tan- tôt implicitement, l'ensemble de son œuvre. Y- a-t-il une fonction de la psychanalyse à l'intérieur de l'économie discursive de Foucault ? Et qu'est-ce que cette fonction peut enseigner sur l'œuvre de Foucault mais aussi sur la psychanalyse même ?
Inversement, se pose la question de savoir en quoi le discours de Foucault affecte la psycha- nalyse ? Comment sa déconstruction des notions comme « vérité », « identité » ou « liberté », ainsi que son historicisation de la notion de « sexualité » ont un effet sur la psychanalyse ? Sur quels points précisément l’oeuvre de Foucault vient mettre en travail la psychanalyse? Et comment peut-elle nous permettre de penser la clinique analytique ?

Programme

Matinée 9h-13h

Présidence et ouverture : Laurie Laufer
9h15 - 9h45 : Roland Gori « La néo-psychiatrie : une hygiène du corps social »
9h45 -10h15 : Jean-François Bert « L'histoire de la folie à l'âge classique, un livre à venir. Lectures et relectures de Michel Foucault »
10h15 -10h45 : Paul-Laurent Assoun « La production de la jouissance: pouvoir et sexuel chez Foucault et Lacan »
Pause
11h15 -11h45 : Jean Allouch « “L'analyse sera foucaldienne ou ne sera pas” »
11h45 -12h15 : Amos Squverer « L'architecture de l'Un et du multiple »
Discussion avec la salle

Après-midi 14h30-17h30

Présidence : Alain Vanier
14h30 -15h : Joël Birman « Le tragique et la finitude dans la psychanalyse»
15h - 15h30 :Thamy Ayouch « Foucault pour la psychanalyse : vérité, véridiction, pratiques de soi ».
Pause
Présidence : Claire Nahon
16h - 16h30 : Christian Hoffmann « Le bistouri de Michel Foucault »
16h30 - 17h00 : Elisabeth Roudinesco Discussion avec la salle

Informations

Amphi Buffon, Université Paris Diderot (15 rue Hélène Brion 75013 Paris, Métro, RER C et bus : arrêt : Bibliothèque François Mitterrand).
Entrée libre, places limitées.



Lieux

  • Amphi Buffon, Université Paris Diderot - 15 rue Hélène Brion
    Paris, France (75013)
Dates

  • samedi 24 novembre 2012



From:
« Foucault et la psychanalyse », Journée d'étude , Calenda, Publié le lundi 15 octobre 2012, http://calenda.org/223760

domenica 4 marzo 2012

Foucault à Uppsal - Lettre à Stirn Lindroth du 10 Aout 1957 @ Portail Michel Foucault, 12 Février 2012


Foucault à Uppsal - Lettre à Stirn Lindroth.


Foucault rédige en Suède un premier manuscrit d’une histoire de la psychiatrie dont il veut faire un temps un doctorat suédois, sous la direction de Stirn Lindroth, professeur d’histoire des idées et des sciences à l’Université d’Uppsal. Michel Foucault lui adressa une lettre le 10 aout 1957.

« Votre lettre m’a été fort utile pour prendre conscience des défauts de mon travail et je vous en suis fort reconnaissant. Mon premier tort, je dois vous le dire tout de suite, est de ne pas vous avoir suffisamment prévenu qu’il ne s’agissait pas d’un « fragment de livre » mais seulement d’un brouillon, d’une première rédaction que je compte de toute façon reprendre ultérieurement. Je vous concède bien volontiers que le style est insupportable (j’ai le défaut de ne pas être spontanément clair). Bien entendu, je compte chasser toutes les expressions « alambiquées » qui ont pu m’échapper. Je vous avais soumis cet essai, malgré le style, pour avoir votre opinion, à laquelle je tiens beaucoup, sur la qualité de l’information et sur les idées directrices. Il est clair que c’est ce dernier point qui fait difficulté. Là encore, j’ai eu tort de ne pas définir mon projet, qui n’est pas d’écrire une histoire du développement de la science psychiatrique. Mais plutot une histoire du contexte social, moral, imaginaire dans lequel elle s’est développée. Car il me semble que jusqu’au XIXe siècle, pour ne pas dire jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu de savoir objectif de la folie, mais seulement la formulation, en termes d’analogie scientifique, d’une certaine expérience (morale, sociale, etc.) de la Déraison. D’où cette manière, si peu objective, si peu scientifique, si peu historique de prendre la question. Mais peut-être cette entreprise est-elle absurde et condamnée à l’avance. Enfin, mon troisième grand tort a été de préparer d’abord les pages portant sur les théories médicales, alors que le domaines des « institutions » n’est pas clair et m’aurait aidé à être plus clair dans les autres domaines. Puisque vous voulez bien m’y autoriser, je vous montrerai ce que j’ai fait pendant les vacances à propos des institutions… On est là dans un domaine beaucoup plus facile à définir et qui donne les conditions sociales des débuts de la psychiatrie… »

                                                             §  §  §  §  §

Uppsala Nell’autunno del 1955 Michel Foucault, distaccato dalle sue funzioni di docente al Ministero dell’Educazione Nazionale, prende servizio a Uppsala presso il Ministero degli Affari esteri. Come ricorda Daniel Defert nella sua cronologia : « Frequenta il laboratorio di ricerca di Tiselius e il Cyclotton di Svedberg, lavora contestualmente alla traduzione di un testo del neuropsichiatra Viktor von Weizsäcker » e « accoglie l’erudito domenicano A.J. Festugière, specialista della filosofia greco-ellenistica e delle spiritualità classica, con il quale resterà in contatto tutta la vita » (In Dits et Ecrits, tome I, P.20-21 traduction des auteurs de ce site: Portail Michel Foucault).


Pic Jean François MiquelSulla soglia della « Maison de France de lecture de langues romanes » a Uppsala, Michel Focault, allora direttore dell’istituzione accoglie il Dott. Buu-Hoi e sua moglie. Il Dott. Buu-Hoi era all’epoca il direttore del dipartimento di chimica organica all’Institut du Radium di Parigi, e si recava a Uppsala per una settimana in viaggio ufficiale.